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Bol de riz cantonnais maison aux crevettes, jambon, œufs brouillés et petits pois
2h40facile4personnes4.6(58)
🔪Prep20 min
🔥Cuisson20 min
⏸️Repos2h
💰Moyen
🌍Française
Sans lactoseKid friendlyBatch cookingÀ préparer

Cette recette de riz cantonnais donne un riz sauté moelleux et bien séparé, garni d’œufs brouillés, de crevettes, de jambon et de petits pois, avec une méthode simple pour retrouver à la maison le goût des meilleures tables asiatiques de quartier.

🍚

Base

Riz jasmin refroidi

🔥

Cuisson

Sauté minute à la poêle

⏱️

Temps actif

30 min

👨‍👩‍👧‍👦

Portions

4 personnes

🥡

Organisation

Idéal en batch cooking

📝 Comment préparer cette recette ?

Cuire et refroidir le riz

  1. 1
    Rincez le riz à l’eau froide jusqu’à ce que l’eau soit presque claire. Cela retire l’excès d’amidon et aide à obtenir des grains bien séparés après la cuisson.
  2. 2
    Versez le riz et l’eau dans une casserole, salez très légèrement, portez à ébullition puis laissez cuire à couvert sur feu doux jusqu’à absorption. Coupez le feu, laissez reposer 10 minutes, puis aérez délicatement à la fourchette.
  3. 3
    Étalez le riz sur un grand plat ou une plaque pour faire s’échapper la vapeur. Laissez-le refroidir complètement pendant au moins 2 heures, ou placez-le une nuit au réfrigérateur si vous voulez une texture encore plus régulière.

Préparer la garniture puis sauter le riz

  1. 1
    Plongez les petits pois et la brunoise de carotte 2 minutes dans une petite casserole d’eau bouillante salée. Égouttez-les aussitôt et refroidissez-les rapidement pour préserver leur couleur et éviter une surcuisson au wok.
  2. 2
    Faites chauffer un wok ou une grande poêle sur feu moyen-vif avec un peu d’huile. Versez les œufs battus et brouillez-les rapidement pour obtenir de petits morceaux moelleux. Réservez-les sans trop les cuire.
  3. 3
    Ajoutez le reste d’huile dans le wok très chaud. Faites revenir le blanc des oignons nouveaux, le jambon et les crevettes pendant 1 à 2 minutes, juste assez pour parfumer la matière grasse et colorer légèrement les bords.
  4. 4
    Ajoutez le riz froid en cassant les paquets avec une spatule. Faites-le sauter 2 à 3 minutes sur feu vif, sans cesser de remuer, jusqu’à ce que les grains deviennent bien chauds, brillants et séparés.
  5. 5
    Incorporez les petits pois, la carotte, les œufs réservés, puis versez la sauce soja en filet sur le bord du wok pour qu’elle réduise légèrement avant d’enrober le riz. Mélangez vivement sans détremper.
  6. 6
    Terminez avec le vert des oignons nouveaux, le poivre blanc et, si vous l’aimez, une touche d’huile de sésame. Servez immédiatement dans des bols bien chauds pour garder le contraste entre moelleux, parfum et légèreté.

💡 Quelles sont les astuces du chef ?

🍚

Séchez vraiment le riz

Étalez immédiatement le riz cuit sur un grand plat ou une plaque. En refroidissant à plat, la vapeur s’échappe, l’amidon de surface se fixe et les grains se détachent beaucoup mieux au moment du sauté. C’est la différence la plus visible entre un riz léger et un bloc compact.

🥚

Gardez les œufs à part jusqu’à la fin

Les œufs doivent rester tendres et visibles. Faites-les brouiller rapidement, réservez-les, puis remettez-les seulement en fin de cuisson. Si vous les laissez trop longtemps dans le wok, ils sèchent, perdent leur couleur et donnent une impression de plat trop cuit.

🔥

Travaillez sur feu vif mais en petites quantités

Le wok doit être bien chaud avant d’accueillir le riz. Si vous surchargez la poêle, la température chute, les ingrédients rendent leur eau et le riz mijote au lieu de sauter. Si besoin, cuisez en deux fois pour préserver le côté brillant, sec et nerveux du plat.

🧂

Assaisonnez par étapes

Versez la sauce soja progressivement, de préférence sur le bord du wok, puis mélangez aussitôt. Vous pourrez ainsi contrôler la couleur et le sel. Un bon riz cantonnais doit être parfumé sans devenir brun foncé, humide ou dominé par une seule note salée.

🌾

Adaptez la sauce si vous évitez le gluten

Si vous cuisinez pour des convives sensibles au gluten, remplacez la sauce soja classique par un tamari certifié et vérifiez aussi le jambon utilisé. Vous resterez dans l’esprit de la recette tout en vous rapprochant de nos idées sans gluten, sans sacrifier la couleur ni la profondeur du plat.

⚠️ Quelles erreurs éviter ?

💧

Utiliser un riz encore chaud

Un riz tiède ou fraîchement cuit contient trop de vapeur. Au moment du sauté, les grains se cassent, collent et absorbent la sauce au lieu de la laisser en surface. Résultat : vous obtenez une masse compacte, lourde et souvent plus grasse qu’elle ne devrait l’être.

🍳

Surcharger le wok

Quand la poêle est trop pleine, la chaleur chute brutalement. Les crevettes rendent leur eau, les légumes étuvent et le riz cesse de frire. Il perd alors son côté légèrement toasté et reste mou. Mieux vaut cuire en deux passages qu’espérer rattraper une texture détrempée.

🧂

Verser trop de sauce soja d’un seul coup

Une grande quantité de sauce versée directement sur le riz colore vite mais mouille aussi les grains. Le plat devient sombre, salé et uniforme. Ajoutez-la progressivement, laissez-la réduire une seconde au contact du wok, puis mélangez pour garder une saveur nette et maîtrisée.

🦐

Trop cuire les crevettes

Les crevettes déjà cuites doivent seulement être réchauffées. Si vous les laissez trop longtemps sur le feu, elles deviennent fermes, sèches et presque farineuses. Leur rôle est d’apporter une touche iodée tendre, pas de monopoliser la cuisson ni de durcir l’ensemble du plat.

🔪

Couper la garniture en morceaux irréguliers

Dans un riz sauté, tout doit se mélanger rapidement et se manger facilement à la cuillère ou avec des baguettes. Des dés trop gros de jambon, de carotte ou d’œuf perturbent l’équilibre, ralentissent la cuisson et donnent un plat moins harmonieux visuellement comme en bouche.

🔄 Par quoi remplacer les ingrédients ?

Jambon blancLap cheong ou poitrine de porc déjà cuite

Pour une saveur plus marquée et un profil plus proche de certaines versions chinoises, utilisez une charcuterie légèrement sucrée-salée ou une poitrine de porc bien rôtie. Réduisez alors un peu la sauce soja pour éviter un ensemble trop salé.

Crevettes décortiquéesPoulet rôti effiloché

C’est une excellente manière de recycler un reste de volaille sans perdre l’équilibre du plat. Ajoutez le poulet seulement au dernier moment pour le réchauffer sans le dessécher, puis goûtez avant de resaler car une volaille rôtie est souvent déjà assaisonnée.

Riz jasmin ou riz thaïRiz basmati

Le basmati fonctionne si vous cherchez un grain plus sec et plus allongé. Le parfum sera moins floral et le rendu un peu moins moelleux, mais il reste très pratique à condition de bien le refroidir et de ne pas trop le cuire au départ.

Sauce soja claireTamari

Le tamari apporte une saveur plus ronde et plus profonde avec souvent moins d’acidité. Choisissez-le certifié sans gluten si nécessaire, puis dosez-le par petites touches car sa puissance peut rapidement dominer le goût délicat des œufs et des crevettes.

🧊 Comment conserver ce plat ?

🧊

Réfrigérateur

3 jours maximum dans une boîte hermétique, après refroidissement rapide

❄️

Congélateur

2 mois en portions individuelles bien emballées

🥡

Lunch box

24 heures au frais, à réchauffer une seule fois

🥤 Quelle boisson servir avec ?

Vin blanc — Riesling d’Alsace sec

Sa tension et ses notes d’agrumes nettoient le gras léger des œufs et soulignent la douceur des crevettes sans écraser le riz.

Bière — Lager blonde légère

Les bulles et l’amertume discrète rafraîchissent la bouche et accompagnent très bien la sauce soja ainsi que le jambon.

Sans alcool — Thé au jasmin glacé

Parfumé mais délicat, il prolonge l’identité asiatique du plat tout en restant assez léger pour un repas de semaine.

Questions frequentes

Peut-on préparer le riz la veille ?
Oui, et c’est même la meilleure option si vous voulez un grain net. Un riz cuit le jour même contient encore beaucoup d’humidité ; au wok, il a tendance à se coller, à casser et à absorber trop vite la sauce. En le cuisant la veille, puis en l’étalant sur un plat avant de le placer au réfrigérateur, vous donnez au grain le temps de se raffermir. Le lendemain, il suffira de le détacher à la main ou à la fourchette avant de le faire sauter. Si vous cuisinez pour un service rapide du soir, cette organisation est parfaite pour un dîner de semaine et s’intègre très bien à nos idées pour le quotidien. Pensez simplement à refroidir le riz rapidement après cuisson et à le conserver dans une boîte hermétique.
Quel riz choisir pour éviter un résultat collant ?
Choisissez de préférence un riz long parfumé, idéalement thaï ou jasmin. Un basmati peut dépanner, mais il donne un parfum plus sec et une texture un peu plus cassante. J’évite le riz rond, le riz à risotto et les sachets de cuisson destinés à rester très moelleux, parce qu’ils libèrent davantage d’amidon et deviennent vite pâteux au moment du sauté. Rincez le riz jusqu’à ce que l’eau soit presque claire, dosez l’eau sans excès, puis laissez-le tiédir complètement sur un plateau. Le vrai ennemi n’est pas seulement la variété, c’est l’humidité résiduelle. Même un bon riz jasmin deviendra collant si vous le laissez en tas dans la casserole. Plus les grains refroidissent à plat, plus le résultat final sera net, brillant et aéré.
Faut-il cuire les œufs directement avec le riz ?
Pour obtenir le rendu le plus propre, je recommande de cuire les œufs à part, très brièvement, puis de les remettre seulement en fin de cuisson. Cette méthode donne de petits morceaux moelleux, bien jaunes, qui se voient dans l’assiette et conservent leur goût. Si vous versez l’œuf battu directement sur le riz, vous pouvez obtenir un effet enveloppant intéressant, mais il faut un wok très chaud et une bonne maîtrise du geste, sinon le riz s’alourdit et les grains s’agglutinent. À la maison, la cuisson séparée est la plus régulière et la plus lisible. Elle permet aussi de mieux contrôler l’assaisonnement, puisque vous pouvez saler très légèrement les œufs sans surcharger le plat entier. C’est la solution la plus sûre pour un résultat précis et constant.
Peut-on remplacer le jambon et les crevettes ?
Absolument. Le jambon blanc peut être remplacé par du poulet rôti effiloché, du porc laqué, de la dinde, voire des dés de tofu ferme bien poêlés si vous voulez une version sans viande. Les crevettes, elles, peuvent céder la place à davantage de jambon, à du crabe, à des petits morceaux de poulet ou à des edamame pour une variation plus végétale. Ce qui compte, ce n’est pas de copier une garniture unique, mais de garder l’équilibre entre un élément salé, une protéine tendre, un légume vert et un œuf moelleux. Lorsque vous changez la garniture, adaptez aussi la quantité de sauce soja et la taille des morceaux. Plus la découpe est régulière, plus le riz se mélange vite et plus la cuisson reste courte.
Comment conserver et réchauffer le riz cantonnais ?
Le riz cantonnais se conserve très bien, mais il faut être rigoureux sur le refroidissement. Dès la fin de la cuisson, étalez les restes dans un plat propre pour faire tomber la température rapidement, puis placez-les en boîte hermétique au réfrigérateur dès qu’ils ne fument plus. Pour réchauffer, utilisez de préférence une poêle bien chaude ou un wok avec un filet d’eau ou d’huile, seulement deux à trois minutes, juste le temps de rendre le riz brûlant à cœur. Le micro-ondes fonctionne aussi, à condition de couvrir légèrement pour éviter le dessèchement. Évitez simplement les réchauffages multiples, qui fatiguent la texture et augmentent le risque sanitaire. Si vous savez dès le départ que vous n’en mangerez pas tout, congelez des portions individuelles plutôt que d’attendre le troisième jour.
Le riz cantonais est-il vraiment chinois ou français ?
La réponse courte est : les deux, mais pas de la même manière. Le plat servi en France sous le nom de riz cantonais est une adaptation très française d’un ensemble de préparations chinoises de riz sauté, popularisées puis simplifiées pour les restaurants et les cuisines domestiques. C’est pour cela qu’on y trouve souvent jambon blanc, petits pois et crevettes, un trio devenu familier en France. L’important, lorsqu’on le cuisine chez soi, n’est pas de prétendre reproduire toutes les traditions régionales chinoises, mais de respecter ce qui fait la réussite du plat : un riz bien refroidi, une cuisson vive, des œufs moelleux et un assaisonnement mesuré. Autrement dit, on assume la version française tout en gardant une vraie exigence technique.

Avis

4.6/ 5 · 5 avis
C

Camille

12 oct. 2025

La technique du riz refroidi change tout. Les grains sont restés bien séparés et le plat était beaucoup moins gras que dans mes essais précédents.

N

Nabil

21 nov. 2025

Recette très claire, faite pour un dîner en semaine. J’ai préparé le riz la veille et tout s’est assemblé en dix minutes le lendemain.

É

Élodie

8 déc. 2025

Très bon équilibre entre jambon, crevettes et petits pois. J’ai ajouté un peu plus de ciboule à la fin et c’était parfait pour une lunch box.

S

Sébastien

19 janv. 2026

Le rendu est vraiment proche des restaurants asiatiques de quartier. J’aurais simplement aimé une version encore plus fumée, mais la base est excellente.

A

Anaïs

14 févr. 2026

Mes enfants ont adoré et moi aussi. Les indications sur les œufs à part et la sauce soja versée progressivement sont très utiles.

L'histoire de cette recette

Vidéo : Recette riz cantonnais

Qu’on l’écrive riz cantonais ou riz cantonnais, on parle en France d’un grand classique des cartes de restaurants asiatiques de quartier. Cette version maison reprend l’esprit du plat popularisé dans l’Hexagone : un riz sauté aux grains bien séparés, des œufs brouillés, des dés de jambon, des crevettes et des petits pois, le tout relevé juste ce qu’il faut pour rester gourmand sans masquer le goût du riz. L’intérêt de cette recette est de retrouver une texture moelleuse et légère plutôt qu’un résultat gras ou compact. Pour comprendre l’histoire de ce plat d’inspiration chinoise devenu une spécialité bien ancrée dans les usages français, la page Wikipédia consacrée au riz cantonais offre un bon point de départ, tandis que notre sélection Pâtes & Riz permet de prolonger le repas avec d’autres idées du même registre.

Le secret d’un bon riz cantonnais n’est pas dans une liste d’ingrédients interminable, mais dans l’ordre de cuisson. On prépare d’abord le riz, on le refroidit pour le sécher légèrement, puis on cuit les œufs à part afin qu’ils restent en petits morceaux moelleux au lieu de disparaître dans la masse. Cette logique rejoint les conseils que l’on retrouve dans plusieurs recettes françaises populaires, notamment chez Marmiton, où la garniture est ajoutée séparément avant d’être mélangée au riz bien chaud. J’ai choisi ici une méthode encore plus régulière : un feu vif, un wok ou une grande poêle large, des ingrédients détaillés finement et un assaisonnement progressif à la sauce soja. Si vous aimez les cuissons courtes et franches, vous retrouverez le même esprit dans nos recettes classées par méthode à la poêle, idéales pour préserver le relief des textures.

Cette recette assume la version française la plus familière, avec jambon blanc et crevettes, tout en restant fidèle à quelques réflexes de cuisine essentiels : utiliser un riz thaï ou jasmin, cuire les petits pois séparément pour qu’ils gardent leur couleur, et ne verser la sauce soja qu’en petite quantité afin de parfumer sans détremper. Les proportions ont été pensées pour un vrai plat principal de quatre personnes, généreux mais équilibré, avec assez de protéines pour en faire un dîner complet. Le résultat doit être brillant, souple et parfumé, jamais noyé d’huile. On retrouve cet équilibre simple et efficace dans la recette de 750g, qui insiste elle aussi sur un riz bien cuit puis bien égoutté avant le passage au wok. C’est une base idéale pour un repas rapide, une lunch box ou un dîner sans complication.

À table, le riz cantonnais fonctionne aussi bien seul qu’en accompagnement d’un plat plus marqué, mais je conseille de le servir comme plat principal avec un peu de ciboule fraîche et un tour de poivre blanc pour souligner son côté restaurant. Il plaît aux enfants parce qu’il reste doux, il rassure les adultes parce qu’il se prépare à l’avance, et il se réchauffe très bien le lendemain si le riz a été correctement refroidi puis conservé au frais. C’est exactement le genre de recette transmise, adaptée et réinterprétée que la cuisine domestique française sait faire de mieux : partir d’une inspiration venue d’ailleurs et la rendre simple, lisible et régulière. Si vous aimez cette approche, parcourez aussi nos inspirations de cuisine française du quotidien, où l’on retrouve la même recherche d’efficacité, de générosité et de goût net, sans technique inutile ni ingrédient introuvable.

Emma Hanin

Cheffe cuisinière & rédactrice culinaire

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Yumo

4.8