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Yumo
Assiette de nems maison dorés et croustillants, servis avec laitue, menthe, coriandre et sauce nuoc-mâm

Recette nems

1h25moyen4personnes4.6

Par Emma Hanin

Ces nems maison mêlent porc haché, vermicelles de riz, champignons noirs, carotte et pousses de soja dans une galette de riz croustillante, servis avec salade, herbes fraîches et sauce nuoc-mâm pour une entrée généreuse et très parfumée.

Temps total

1 h 25

Rendement

16 nems pour 4 personnes

Cuisson

Double friture à 170 puis 180 °C

Service

Avec laitue, menthe, coriandre et sauce nuoc-mâm

Énergie

396 kcal par portion

— Préparation

Préparer les éléments de base

  1. Faites tremper les champignons noirs dans de l’eau tiède pendant 20 minutes. En parallèle, plongez les vermicelles de riz dans de l’eau froide 10 minutes ou suivez les indications du paquet. Égouttez soigneusement les deux, pressez légèrement les champignons pour retirer l’excès d’eau puis hachez le tout assez finement afin d’obtenir une farce homogène et facile à rouler.
  2. Pelez les carottes et râpez-les finement. Hachez très finement l’oignon et les ciboules. Rincez les pousses de soja, égouttez-les longuement puis coupez-les grossièrement si elles sont longues. Plus les légumes sont secs et réguliers, plus les nems garderont une belle tenue pendant la cuisson.
  3. Dans un grand saladier, mélangez le porc haché, les carottes, l’oignon, les ciboules, les pousses de soja, les champignons noirs, les vermicelles, les œufs, le nuoc-mâm, le sucre et le poivre. Travaillez la farce à la main ou à la spatule jusqu’à obtenir un mélange souple, bien lié et uniformément assaisonné. Laissez reposer 15 minutes au frais pour raffermir légèrement l’ensemble.

Rouler les nems

  1. Préparez un torchon propre légèrement humide sur le plan de travail et un large plat d’eau tiède. Passez rapidement une galette de riz dans l’eau, sans la laisser se ramollir complètement, puis déposez-la sur le torchon. Elle finira de s’assouplir en quelques secondes, ce qui évite qu’elle ne se déchire au moment du roulage.
  2. Déposez l’équivalent d’une bonne cuillère à soupe de farce en bas de la galette, en formant un petit boudin. Rabattez le bord inférieur sur la farce, repliez les côtés vers le centre puis roulez en serrant régulièrement, sans écraser. Scellez l’extrémité avec un peu de blanc d’œuf si nécessaire. Répétez l’opération jusqu’à épuisement de la farce.
  3. Disposez les nems roulés sur un plateau ou une plaque recouverte de papier cuisson, sans qu’ils se touchent. Laissez-les sécher à l’air 10 à 15 minutes. Cette attente améliore nettement le croustillant de l’enveloppe et limite aussi le risque qu’ils collent entre eux dans l’huile.

Cuire et servir

  1. Faites chauffer l’huile à 170 °C dans une casserole profonde, un wok ou une friteuse. Plongez les nems par petites fournées, sans surcharger le bain. Faites-les cuire 5 à 6 minutes jusqu’à ce qu’ils soient cuits et blond clair. Égouttez-les sur une grille ou sur du papier absorbant, puis laissez-les reposer 10 minutes.
  2. Montez ensuite l’huile à 180 °C et procédez à une seconde friture de 2 à 3 minutes. Les nems deviennent alors bien dorés, plus croustillants et moins gras en bouche. Cette double cuisson est la méthode la plus sûre pour obtenir un résultat vraiment net, surtout si vous servez les nems à plusieurs personnes.
  3. Pendant la cuisson, préparez la sauce en mélangeant l’eau tiède, le sucre, le nuoc-mâm et le vinaigre de riz jusqu’à dissolution. Ajoutez ensuite l’ail et le piment hachés. Laissez reposer quelques minutes afin que les saveurs se fondent et que la sauce gagne en relief.
  4. Servez les nems très chauds avec la laitue, la menthe, la coriandre et la sauce. L’idéal est de glisser chaque nem dans une feuille de salade avec quelques herbes avant de le tremper dans la sauce nuoc-mâm pour obtenir l’équilibre entre croustillant, fraîcheur végétale et salinité.

— Astuces du chef

  1. Ne détrempez jamais la galette

    La galette de riz doit seulement être assouplie. Si vous la laissez trop longtemps dans l’eau, elle devient collante, fragile et difficile à rouler. Un simple passage dans l’eau tiède puis quelques secondes sur un torchon humide suffisent pour qu’elle atteigne la souplesse idéale.

  2. Égouttez la farce avec sérieux

    Le vrai secret d’un nem propre et croustillant tient souvent à l’humidité. Les pousses de soja, les carottes et les champignons doivent être bien égouttés, voire tamponnés. Une farce trop humide mouille la galette, fait éclater le rouleau et empêche l’enveloppe de devenir vraiment croustillante.

  3. Adoptez la double friture

    La première cuisson sert à cuire l’intérieur et à fixer la forme, la seconde à obtenir la couleur et le craquant. Si vous servez pour des invités, précuisez tous les nems en avance puis faites la seconde friture au dernier moment. Vous gagnerez en régularité et en confort de service.

  4. Servez avec beaucoup d’herbes

    Un nem seul peut sembler riche ; un nem entouré de laitue, de menthe et de coriandre devient tout de suite plus frais et plus équilibré. Préparez donc généreusement les herbes et la salade, surtout si vous proposez cette recette dans un menu inspiré de nos idées sans gluten.

  5. Préparez en avance sans perdre le croustillant

    Vous pouvez rouler les nems plusieurs heures avant le repas et les conserver au frais sur un plateau, bien séparés. Pour un service impeccable, faites même une première friture à l’avance puis laissez-les refroidir. La seconde cuisson, juste avant de passer à table, redonnera tout leur croustillant.

— Erreurs à éviter

  1. Farce trop humide

    C’est l’erreur la plus fréquente. Si les légumes n’ont pas été suffisamment égouttés, la galette se ramollit, colle au torchon et peut éclater en cuisson. Prenez le temps de presser les pousses de soja, de sécher les champignons et de ne pas trop charger la farce en sauce.

  2. Galette trop trempée

    Une galette qui baigne trop longtemps dans l’eau devient élastique puis fragile. Elle se perce facilement et colle aux doigts. Il faut la sortir encore légèrement ferme, la poser sur le torchon et la laisser finir de s’assouplir quelques secondes avant de la garnir.

  3. Huile trop chaude dès le départ

    Si l’huile est excessive dès la première cuisson, l’extérieur colore avant que l’intérieur ne cuise correctement. Vous obtenez alors des nems trop foncés, parfois gras, et une farce moins agréable. Restez autour de 170 °C pour la première friture puis montez légèrement la température pour la seconde.

  4. Entasser les nems dans le bain

    Mettre trop de nems à la fois fait chuter la température de l’huile et favorise le collage. Les rouleaux cuisent alors de façon inégale, boivent davantage d’huile et perdent leur croustillant. Travaillez par petites fournées et laissez toujours un peu d’espace entre les pièces.

  5. Oublier le temps de séchage avant cuisson

    Quelques minutes d’attente sur un plateau changent tout. Ce léger séchage fixe la surface, aide la galette à mieux se tenir et améliore le croustillant final. Si vous passez directement du roulage à l’huile, les nems risquent davantage de se déformer et de coller.

— Substitutions

porc hachépoulet haché

Le poulet donne un nem un peu plus léger et très facile à aimer. Ajoutez simplement une cuillère d’huile neutre ou de sésame pour compenser sa maigreur et éviter une farce sèche après friture.

champignons noirs séchésshiitakés réhydratés

Les shiitakés offrent une texture un peu plus charnue et un parfum plus boisé. Hachez-les très finement pour qu’ils se fondent bien à la farce et ne percent pas la galette au roulage.

pousses de sojachou-rave taillé en fine julienne

Le chou-rave est très crédible dans une version plus traditionnelle d’inspiration vietnamienne. Salez-le légèrement, laissez-le dégorger quelques minutes puis pressez-le avant de l’ajouter pour garder une farce bien sèche et bien roulable.

porc hachétofu ferme émietté et shiitakés

Pour une assiette sans viande, combinez tofu bien pressé, shiitakés et un peu plus de vermicelles pour conserver la mâche. Vous pouvez aussi piocher des idées de garnitures dans notre sélection végétarienne afin de garder une vraie gourmandise.

— Conservation

  • Réfrigérateur, nems crus roulés et séparés sur un plateau chemisé

    24 heures maximum, filmés sans être tassés

  • Réfrigérateur, nems cuits puis complètement refroidis

    48 heures maximum, réchauffage au four 8 minutes à 180 °C

  • Congélateur, nems précuits en une seule couche puis ensachés

    2 mois, seconde cuisson directement sans décongélation

— Accord boisson

  • Vin blanc — Riesling sec d’Alsace

    Sa tension et ses notes d’agrumes nettoient le gras de la friture tout en respectant la sauce nuoc-mâm et la fraîcheur des herbes.

  • Bière — Pils artisanale légère

    Une bière blonde peu sucrée, finement amère, apporte de la vivacité et garde la bouche nette entre deux bouchées croustillantes.

  • Sans alcool — Thé vert au jasmin glacé

    La note florale du jasmin accompagne très bien la menthe et la coriandre, tandis que la fraîcheur du thé équilibre la friture sans saturer le palais.

— Questions fréquentes

Peut-on préparer les nems à l’avance pour un dîner ou un buffet ?
Oui, et c’est même l’une des meilleures façons de les servir sans stress. Vous pouvez rouler les nems plusieurs heures avant le repas, les aligner sur un plateau recouvert de papier cuisson, puis les filmer au contact sans les entasser. Si vous voulez aller encore plus loin, faites une première friture douce jusqu’à ce qu’ils soient simplement blond clair, laissez-les refroidir complètement, puis réservez-les au frais. Au moment de servir, une seconde friture plus chaude de quelques minutes suffit à retrouver un croustillant remarquable. Cette organisation est particulièrement pratique si vous recevez beaucoup de monde, car elle évite d’avoir à rouler, frire et dresser dans l’urgence. En revanche, il vaut mieux ne pas conserver longtemps une farce crue déjà mélangée aux œufs ; il est plus sûr de rouler rapidement puis de refroidir correctement.
Comment éviter que les nems éclatent, se percent ou collent entre eux ?
Tout se joue sur trois points : l’humidité, la tension du roulage et la gestion de la cuisson. D’abord, la farce doit être égouttée avec soin, car une garniture trop humide fragilise la galette. Ensuite, la galette de riz doit être juste assouplie : si elle est détrempée, elle devient collante et difficile à manipuler. Il faut aussi doser la farce avec mesure, puis rouler de manière régulière, suffisamment serrée pour tenir, mais pas au point d’éclater l’enveloppe. Enfin, laissez les nems sécher quelques minutes sur un plateau avant de les frire et ne les collez jamais les uns aux autres dans l’huile. Une petite fournée bien espacée cuit mieux, colle moins et permet de contrôler plus facilement la coloration.
La double cuisson est-elle vraiment utile pour des nems bien croustillants ?
Oui, surtout si vous cherchez un résultat proche de celui des très bons nems de restaurant. La première cuisson, menée à température modérée, cuit la farce et fixe la structure du rouleau sans trop colorer l’extérieur. Après un court repos, la seconde cuisson à température légèrement plus élevée crée une enveloppe beaucoup plus sèche, plus régulière et durablement croustillante. C’est une technique très utile quand on sert les nems à table avec un peu d’attente, car un nem cuit une seule fois a tendance à ramollir plus vite. La double cuisson améliore aussi l’organisation : vous pouvez précuire en avance puis finir à la demande. Si vous débutez, c’est même la méthode la plus rassurante, car elle laisse davantage de marge pour corriger la coloration sans risquer de servir un centre insuffisamment cuit.
Quelle sauce choisir pour accompagner cette recette de nems ?
La sauce la plus classique reste une sauce nuoc-mâm allongée d’eau, de sucre, de vinaigre, d’ail et d’un peu de piment. Elle doit être vive, salée, légèrement sucrée, mais jamais agressive. Si elle est trop puissante, elle masque la farce ; si elle est trop diluée, elle n’apporte plus le contraste recherché. Dans cette recette, je recommande de la préparer quelques minutes en avance pour que l’ail et le piment diffusent bien leurs parfums. Si vous souhaitez comparer les équilibres proposés par d’autres cuisines françaises du quotidien, jetez un œil à la sauce pour nems de 750g, très simple à reproduire, puis ajustez selon votre nuoc-mâm, votre vinaigre et votre goût personnel. Une julienne de carotte ou quelques rondelles de piment peuvent aussi l’enrichir au service.
Peut-on faire des nems sans porc tout en gardant une texture convaincante ?
Absolument. Le poulet haché est l’alternative la plus simple, car sa texture se rapproche assez bien de celle du porc, surtout si vous ajoutez un peu d’huile neutre ou quelques crevettes hachées pour garder du moelleux. Pour une version marine, des crevettes coupées au couteau donnent d’excellents résultats, à condition d’être bien séchées avant mélange. Pour une version végétarienne, le meilleur point de départ consiste à utiliser du tofu ferme pressé, associé à des shiitakés et à des vermicelles de riz. Dans tous les cas, il faut compenser la perte de gras ou d’élasticité par une assaisonnement un peu plus travaillé et un égouttage exemplaire. La réussite ne dépend donc pas seulement de l’ingrédient principal, mais surtout de la finesse de coupe, de l’humidité finale de la farce et de la qualité du roulage.

— Avis lecteurs

4.6 / 5 · 5 avis

"J’ai suivi la double cuisson et c’est clairement ce qui change tout. Les nems sont restés bien croustillants pendant tout le repas, même servis en plusieurs fournées. La farce au porc est équilibrée et la sauce marche très bien avec la menthe."

Camille

"Recette très sérieuse et surtout très claire sur le roulage. J’avais souvent des nems qui éclataient, ici aucun problème en laissant la galette juste s’assouplir sur le torchon. Le résultat est propre, doré et pas du tout lourd."

Romain

"Très bonne base. J’ai remplacé le porc par du poulet haché et ça a très bien fonctionné. J’aurais juste aimé un peu plus de piment dans la sauce, mais c’est facile à corriger au service. Les invités ont tout fini."

Fatou

"Le conseil sur l’égouttage des pousses de soja est indispensable. La première fois j’ai voulu aller trop vite et j’ai senti la différence. Refaite correctement, la recette donne des nems bien croustillants, fins et très agréables avec la laitue."

Hélène

"Préparés pour un buffet d’anniversaire avec précuisson puis seconde friture au dernier moment. Organisation parfaite et rendu vraiment pro. La farce est parfumée sans être lourde, et les herbes fraîches apportent la vraie touche finale."

Yassine
Vidéo : Recette nems

Les nems font partie de ces plats devenus familiers sur les tables françaises, au point d’être souvent servis en entrée dominicale, à l’apéritif dînatoire ou dans un grand repas convivial. Pourtant, leur matrice vient bien du Vietnam, où le nem rán du Nord et le chả giò du Sud racontent une même idée : une fine enveloppe de riz qui protège une farce parfumée avant la friture. Pour comprendre cette filiation, la page Wikipedia consacrée au chả giò rappelle le vocabulaire, les variantes régionales et l’usage du porc, des légumes et des vermicelles. Sur Yumo, cette version s’inscrit naturellement dans l’univers des entrées et dialogue très bien avec l’inspiration de la cuisine asiatique, tout en restant pensée pour une réalisation claire, précise et reproductible dans une cuisine française.

Un bon nem repose sur un équilibre technique plus exigeant qu’il n’y paraît. La farce doit être suffisamment humide pour rester juteuse, mais jamais détrempée, au risque de faire éclater la galette ou de détremper le croustillant. Les carottes apportent de la douceur, les champignons noirs donnent leur note boisée, les pousses de soja de la fraîcheur, et les vermicelles de riz absorbent une partie des sucs pour lier l’ensemble sans le tasser. La logique observée dans les recettes de référence, notamment chez Marmiton, consiste à travailler une farce fine, assaisonnée mais nette, puis à rouler des pièces régulières. La cuisson doit être franche mais maîtrisée, exactement comme on le ferait pour une préparation classée dans nos recettes par méthode friteuse, avec une première friture pour cuire et une seconde pour fixer la couleur et la texture.

Cette fiche a été volontairement construite autour d’une version au porc, parce qu’elle reste la plus classique dans l’imaginaire français du pâté impérial maison. Elle est aussi la plus simple à réussir lorsque l’on débute, à condition d’émincer finement, d’égoutter sérieusement les végétaux et de ne pas surcharger les galettes de riz. Le service compte autant que la cuisson : un nem se révèle pleinement lorsqu’il est accompagné d’une feuille de laitue croquante, de menthe, de coriandre et d’une sauce nuoc-mâm équilibrée entre le salé, le sucré, l’acide et le pimenté. Dans beaucoup de foyers français, cette façon de servir a presque autant de poids que la recette elle-même, car elle transforme une friture en bouchée fraîche, herbacée et très vive en bouche, avec ce contraste chaud-froid qui fait revenir tout le monde à table.

Le résultat recherché ici est donc précis : une enveloppe fine, croustillante, bien dorée, sans bulles excessives ni cassures, puis un cœur moelleux, parfumé et lisible. La recette reste volontairement détaillée pour que le premier essai soit déjà convaincant, y compris si vous préparez les nems à l’avance pour recevoir. C’est aussi ce qui explique le classement en cuisine française dans cette fiche Yumo : il s’agit d’une interprétation fidèle à l’esprit vietnamien, mais calibrée pour des ingrédients faciles à trouver, des gestes compréhensibles et un rendu régulier à la maison. Vous obtenez ainsi une recette de base solide, festive sans être compliquée, et assez polyvalente pour ouvrir un repas, compléter un buffet ou composer un dîner léger avec quelques herbes, une salade croquante et une sauce bien fraîche.

Emma Hanin

Cheffe cuisinière & rédactrice culinaire