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Bol profond de harira maison aux tomates, lentilles, pois chiches, agneau et coriandre fraîche
1h40moyen6personnes4.6(58)
🔪Prep25 min
🔥Cuisson1h10
⏸️Repos5 min
💰Moyen
🌍Française
Sans lactoseHalalKid friendlyOne potBatch cookingÀ préparer

Cette recette harira propose une soupe complète, veloutée et parfumée, à base de tomates, lentilles, pois chiches, herbes fraîches et agneau, idéale pour le Ramadan comme pour un repas familial réconfortant.

🍲

Type

Soupe complète et nourrissante

🌙

Tradition

Souvent servie pendant le Ramadan

⏱️

Temps total

1 h 40

🥣

Texture

Veloutée, liée à la farine

📦

Batch cooking

Excellente réchauffée le lendemain

📝 Comment préparer cette recette ?

Mise en place

  1. 1
    Égouttez les pois chiches trempés. Hachez l’oignon, le céleri, la coriandre et le persil. Si vous utilisez des tomates fraîches, mixez-les jusqu’à obtenir une pulpe lisse.
  2. 2
    Préparez tous les assaisonnements à portée de main. Dans un bol, mélangez le gingembre, le curcuma, la cannelle, le poivre et la moitié du sel pour une répartition plus régulière pendant la cuisson.

Cuisson de la harira

  1. 1
    Dans une grande marmite, chauffez l’huile d’olive puis faites revenir l’agneau 3 à 4 minutes, juste assez pour le raidir et développer les premiers sucs.
  2. 2
    Ajoutez l’oignon, le céleri, les herbes hachées, les lentilles, la pulpe de tomates, le concentré de tomates et les épices. Mélangez 5 minutes sur feu moyen pour concentrer les arômes sans colorer fortement.
  3. 3
    Versez l’eau, ajoutez les pois chiches, portez à frémissement puis couvrez partiellement. Laissez cuire environ 55 minutes, jusqu’à ce que les pois chiches soient bien tendres et que l’agneau soit fondant.
  4. 4
    Ajoutez les vermicelles dans la soupe frémissante et laissez cuire encore 5 minutes en remuant régulièrement pour éviter qu’ils n’attachent au fond de la marmite.

Liaison et finition

  1. 1
    Fouettez la farine avec l’eau froide jusqu’à obtenir un mélange parfaitement lisse, sans aucun grumeau.
  2. 2
    Versez cette liaison en filet dans la marmite tout en remuant constamment. Maintenez un frémissement doux pendant 8 à 10 minutes, jusqu’à ce que la harira prenne une texture veloutée et souple.
  3. 3
    Goûtez, ajustez le sel et ajoutez un peu d’eau chaude si la soupe vous semble trop épaisse. Laissez reposer 5 minutes hors du feu pour stabiliser la texture.
  4. 4
    Servez la harira très chaude avec de la coriandre fraîche, des quartiers de citron et, si vous aimez la tradition de table, quelques dattes en accompagnement.

💡 Quelles sont les astuces du chef ?

🥄

Travaillez la liaison sans précipitation

Mélangez toujours la farine avec de l’eau bien froide avant de la verser dans la soupe. Ajoutez ensuite cette liaison en filet très fin, sur feu moyen, tout en remuant constamment. Cette méthode évite les grumeaux, garde la texture souple et permet d’obtenir une harira veloutée plutôt qu’une soupe lourde.

🌿

Protégez la fraîcheur des herbes

Réservez une petite partie de la coriandre et du persil pour la finition au moment du service. La cuisson longue donne de la profondeur, mais une touche d’herbes ajoutée au dernier moment réveille la soupe. Si vous aimez les recettes très nettes et digestes, cette logique s’accorde bien avec une cuisine sans lactose fondée sur les herbes, l’huile d’olive et les bouillons maison.

🍋

Servez toujours avec du citron

Le citron ne doit pas cuire dans la marmite. Servez-le en quartiers à côté, afin que chacun règle l’acidité selon son goût. Quelques gouttes suffisent pour réveiller la tomate, alléger la sensation de farine et mettre en valeur la coriandre sans masquer la rondeur naturelle des pois chiches et de l’agneau.

🔥

Ajustez la densité en fin de cuisson

La harira continue d’épaissir après l’arrêt du feu, surtout lorsqu’elle contient des vermicelles et une liaison à la farine. Arrêtez donc la cuisson quand la soupe est encore légèrement plus fluide que le résultat recherché. Si elle a trop épaissi au repos, ajoutez simplement un peu d’eau frémissante avant de la réchauffer.

📦

Préparez-la la veille pour un goût plus fondu

Comme beaucoup de soupes mijotées, la harira gagne en harmonie après quelques heures de repos. Les épices se fondent, la tomate perd son angle acide et la viande parfume davantage le bouillon. Préparez-la la veille si vous recevez, puis réchauffez doucement le lendemain en corrigeant seulement la densité et le sel.

⚠️ Quelles erreurs éviter ?

⚠️

Verser la liaison d’un seul coup

Ajouter la farine délayée trop vite est la manière la plus sûre d’obtenir des grumeaux et une texture irrégulière. La harira doit être liée progressivement, sur une soupe frémissante, avec un mouvement de cuillère continu. Quelques secondes de précipitation suffisent à gâcher toute la finesse du résultat final.

🧂

Sous-assaisonner la base tomate

La tomate, les pois chiches et les lentilles absorbent beaucoup de goût. Si vous salez timidement en début et en fin de cuisson, la soupe peut paraître plate malgré de bons ingrédients. Goûtez à plusieurs moments, surtout après la liaison, car l’épaisseur modifie toujours la perception du sel et des épices.

⏱️

Cuire les vermicelles trop longtemps

Des vermicelles trop cuits se gorgent de liquide, cassent la texture et rendent la soupe pâteuse au réchauffage. Ajoutez-les seulement en fin de cuisson, quand les pois chiches et la viande sont déjà tendres, puis stoppez le feu dès qu’ils deviennent souples mais encore nets.

🥣

Chercher une soupe trop épaisse dès la marmite

Une harira bien faite doit sembler légèrement plus fluide que le résultat final attendu, car elle épaissit encore pendant le repos. Si vous insistez pour la rendre dense tout de suite, elle deviendra lourde après dix minutes. Anticipez toujours cette évolution et corrigez plutôt la texture juste avant le service.

🔄 Par quoi remplacer les ingrédients ?

AgneauBœuf à braiser

Le bœuf donne une harira un peu plus droite, avec un goût moins marqué que l’agneau. Choisissez un morceau à mijoter avec un peu de collagène pour garder un bouillon savoureux, puis prolongez légèrement la cuisson si la viande reste ferme.

Pois chiches secs trempésPois chiches cuits en bocal

Cette option fait gagner du temps et fonctionne très bien pour une version de semaine. Rincez-les soigneusement, ajoutez-les plus tard dans la cuisson et réduisez l’eau au départ, car ils absorbent moins de liquide que des pois chiches secs cuits dans la soupe.

Farine de bléFarine de riz + fécule de maïs

Mélangez moitié farine de riz et moitié fécule pour recréer une liaison légère et stable. La texture sera un peu moins élastique qu’avec la version classique, mais elle s’intègre très bien dans une cuisine sans gluten si vous surveillez l’épaisseur minute par minute.

Vermicelles de bléRiz rond

Le riz rond apporte une harira plus souple et légèrement plus crémeuse. Comptez quelques minutes de cuisson supplémentaires et remuez davantage à la fin pour éviter qu’il n’attache au fond de la marmite ou n’alourdisse la soupe.

🧊 Comment conserver ce plat ?

🧊

Réfrigérateur

Jusqu’à 3 jours dans un contenant hermétique. Réchauffez à feu doux en ajoutant un peu d’eau frémissante pour retrouver une texture souple et veloutée.

❄️

Congélateur

Jusqu’à 3 mois en portions. Laissez refroidir complètement avant congélation, puis décongelez une nuit au réfrigérateur avant de réchauffer doucement.

🥣

Préparation anticipée

La harira est souvent meilleure après 12 à 24 heures de repos. Conservez-la la veille, puis rectifiez seulement l’eau, le sel et le citron au moment du service.

🥤 Quelle boisson servir avec ?

Thé — Thé à la menthe

Sa fraîcheur végétale et sa légère sucrosité accompagnent parfaitement la tomate, les herbes et le citron servis avec la harira.

Jus — Jus d’orange et carotte

Un jus frais, doux et légèrement acidulé, qui prolonge l’esprit familial du repas sans écraser la profondeur de la soupe.

Limonade — Limonade au citron et à la fleur d’oranger

Très désaltérante, elle fait écho au citron de service et apporte une finale parfumée particulièrement agréable.

Infusion — Verveine chaude

Une option plus légère pour un dîner du soir, avec une note herbacée apaisante après une soupe riche et complète.

Questions frequentes

Peut-on préparer la harira la veille ?

Oui, et c’est même souvent la meilleure stratégie. La harira fait partie de ces soupes qui gagnent en profondeur après quelques heures de repos, parce que la tomate, les épices, les herbes et la viande ont le temps de mieux se fondre. Le lendemain, la texture est plus homogène et le goût paraît plus rond. Il faut simplement prévoir que la soupe épaissit au froid à cause de la farine, des légumineuses et des vermicelles. Au moment du réchauffage, ajoutez donc un peu d’eau frémissante pour retrouver une consistance souple. Cette logique est d’ailleurs souvent rappelée dans les recettes familiales et reste cohérente avec les grands repères publiés par Marmiton. Réchauffez doucement, sans ébullition brutale, puis rectifiez le sel et le citron au dernier moment.

Quelle viande choisir pour une harira réussie ?

L’agneau reste une option très classique, parce qu’il apporte une saveur ronde, profonde et immédiatement reconnaissable. Choisissez de préférence un morceau à mijoter, comme le collier ou l’épaule désossée, coupé en petits dés pour que la cuisson reste régulière et que chaque cuillerée soit équilibrée. Le bœuf à braiser fonctionne également très bien si vous souhaitez un goût un peu plus sobre. Dans les deux cas, la viande ne doit jamais prendre toute la place ; la harira est une soupe d’équilibre, pas un ragoût déguisé. Une petite quantité suffit à parfumer l’ensemble. Si vous utilisez des morceaux trop maigres, le bouillon peut manquer de profondeur. Si vous prenez des morceaux trop gras, la soupe perd en finesse. Visez donc une viande gélatineuse mais propre, et faites-la mijoter assez longtemps pour qu’elle reste fondante sans se défaire complètement.

Comment obtenir une texture lisse, sans grumeaux ni soupe trop épaisse ?

La bonne texture repose sur trois points. D’abord, la liaison doit être préparée à part avec de l’eau froide et une farine bien tamisée, fouettée jusqu’à disparition totale des grains. Ensuite, cette préparation doit être ajoutée en filet dans une soupe frémissante, jamais à gros bouillons, tout en remuant continuellement. Enfin, il faut tenir compte du fait que les vermicelles, les lentilles et les pois chiches épaississent encore l’ensemble après quelques minutes. Beaucoup de cuisiniers ratent la consistance en voulant une soupe déjà très dense dans la marmite ; au contraire, elle doit rester légèrement fluide avant le repos. Si malgré tout la harira devient trop épaisse, il n’y a rien de dramatique : rallongez avec un peu d’eau chaude ou de bouillon léger, laissez frémir deux minutes et goûtez de nouveau avant de servir.

Peut-on faire une harira sans gluten ou sans viande ?

Oui, mais il faut adapter la recette avec méthode pour conserver l’identité du plat. Pour une version sans gluten, remplacez les vermicelles de blé par du riz rond ou de petits cheveux d’ange certifiés sans gluten, et remplacez la liaison classique par un mélange de farine de riz et de fécule. Le résultat sera un peu moins soyeux, mais restera très convaincant si vous surveillez bien la densité. Pour une version sans viande, il faut compenser la profondeur par davantage de céleri, de coriandre, de persil, de tomate concentrée et éventuellement un bouillon de légumes maison assez corsé. La harira restera nourrissante grâce aux pois chiches et aux lentilles. Ce ne sera plus la version la plus traditionnelle, mais l’esprit de soupe complète, herbacée et réconfortante sera tout à fait respecté.

Avec quoi servir la harira pour un repas complet ?

La harira se suffit souvent à elle-même, mais elle devient remarquable lorsqu’elle est servie avec les bons accompagnements. Le plus classique reste le quartier de citron, indispensable pour réveiller la tomate et alléger la sensation de velouté. Des dattes apportent un contraste agréable, surtout dans un service inspiré du Ramadan. Vous pouvez aussi prévoir du pain, une galette de semoule, quelques œufs durs ou une petite salade fraîche, à condition de ne pas surcharger la table. Comme la soupe est déjà dense, mieux vaut rester sur des garnitures simples et franches. Pour un service plus courant à la maison, elle fonctionne parfaitement dans une organisation de quotidien, avec un fruit frais en dessert et une boisson chaude légère. L’important est de préserver son rôle central : une soupe généreuse, nourrissante et très conviviale.

Avis

4.6/ 5 · 5 avis
S

Samira

14 oct. 2025

Texture parfaite et goût très équilibré. Le conseil sur la liaison en filet change vraiment tout. Je l’ai servie avec du citron et des dattes, et toute la table a demandé la recette.

J

Julien

22 nov. 2025

Très bonne harira, bien expliquée et simple à suivre. J’ai remplacé l’agneau par du bœuf et le résultat était encore très parfumé. Je referai en augmentant un peu la coriandre fraîche au service.

É

Élodie

9 déc. 2025

Recette sérieuse, généreuse et vraiment réconfortante. La soupe est encore meilleure le lendemain, exactement comme indiqué. J’ai apprécié les quantités précises, ce qui m’a permis d’obtenir une belle consistance du premier coup.

N

Nassim

17 janv. 2026

Base très fiable. J’ai ajouté un peu plus de citron au bol et servi avec une galette de semoule. Le bouillon reste souple même après réchauffage si on remet un trait d’eau chaude, donc très pratique pour la semaine.

C

Claire

24 févr. 2026

Une harira profonde, douce en épices et très conviviale. Les indications sur les erreurs à éviter sont justes, surtout pour les vermicelles. C’est devenu ma recette de référence pour un grand repas familial d’hiver.

L'histoire de cette recette

Vidéo : Recette harira

La harira est l’une des grandes soupes du Maghreb, profondément liée aux repas familiaux et à la rupture du jeûne. Sa réputation dépasse pourtant largement le Ramadan, parce qu’elle rassemble dans un même bol la douceur de la tomate, la rondeur des légumineuses, la fraîcheur des herbes et une texture veloutée très reconnaissable. Pour cette version de base, je conserve l’esprit traditionnel tout en donnant des proportions fiables pour une cuisine domestique moderne. L’histoire générale du plat est résumée sur Wikipedia, mais la vraie réussite vient surtout d’une cuisson lente en casserole, d’un assaisonnement précis et d’une finition maîtrisée. C’est aussi une soupe phare pour un repas de Ramadan généreux, nourrissant et chaleureux.

Ce qui distingue une vraie harira d’un simple potage tomate-lentilles, c’est sa liaison finale, souvent appelée tadouira dans de nombreuses cuisines familiales. On délaye de la farine dans de l’eau froide, puis on l’ajoute en filet pour créer un velouté souple, jamais pâteux. Cette étape demande de la régularité, mais elle donne à la soupe sa signature la plus élégante. J’ai retenu une base de tomates, d’agneau, de pois chiches, de lentilles, d’herbes fraîches et de vermicelles fins, avec un profil d’épices doux et enveloppant. La trame générale rejoint les repères publiés par 750g, tout en restant pensée pour un résultat constant, lisible et facile à reproduire à la maison sans matériel spécialisé.

Le choix des ingrédients est décisif. Des tomates bien mûres ou une pulpe de bonne qualité donnent la profondeur du bouillon, tandis que le céleri, la coriandre et le persil créent la fraîcheur indispensable en fin de bouche. L’agneau apporte une note ronde et traditionnelle, mais il doit rester discret pour ne pas dominer la soupe. Les pois chiches doivent être tendres et les lentilles cuites sans se défaire complètement. J’évite ici les épices agressives pour conserver une harira harmonieuse, accessible et fidèle à sa vocation de soupe complète. Si vous cuisinez pour une table respectant le régime halal, il suffit de choisir une viande certifiée et un bouillon sans additif inadapté pour rester dans l’esprit du plat.

Au service, la harira gagne à être très chaude, avec de la coriandre fraîche, un quartier de citron et, si vous le souhaitez, quelques dattes à côté pour jouer le contraste sucré-salé. Elle peut ouvrir un dîner, mais elle est assez complète pour constituer un repas à elle seule grâce aux légumineuses, à la viande et aux vermicelles. C’est aussi une excellente recette d’anticipation, car les saveurs deviennent plus fondues après quelques heures de repos et le lendemain elle est souvent encore meilleure. Cette version convient aussi bien à une grande tablée qu’à une organisation de semaine, ce qui la rend très pratique pour une cuisine du quotidien généreuse, familiale et réconfortante.

Emma Hanin

Cheffe cuisinière & rédactrice culinaire

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Yumo

4.8