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Butter chicken crémeux servi en cocotte avec coriandre fraîche, sauce orange brillante et riz basmati

Recette butter chicken

1h30moyen4personnes4.6(58)

Recette par Emma Hanin

🔪Prep25 min
🔥Cuisson35 min
⏸️Repos30 min
💰Moyen
🌍Française
Sans glutenKid friendlyOne potBatch cookingÀ préparer

Ce butter chicken réunit poulet mariné au yaourt, tomate longuement mijotée, beurre, crème et épices torréfiées pour une sauce soyeuse, profonde et très réconfortante, idéale avec du riz basmati ou un naan chaud.

📍

Origine

Plat emblématique popularisé à Delhi, dans la famille des currys crémeux du Nord de l’Inde.

🍅

Base de sauce

Tomate réduite, beurre, crème et noix de cajou pour une texture lisse et enveloppante.

🌶️

Profil aromatique

Épices chaudes et parfumées, piquant modéré, finale douce et beurrée.

Temps total

Environ 1 h 30 avec marinade courte comprise.

🥡

Atout pratique

Excellent plat à préparer en avance, très stable au réchauffage et adapté au batch cooking.

📝 Comment préparer cette recette ?

Marinade

  1. 1
    Déposez le poulet dans un grand saladier avec le yaourt grec, le jus de citron, l’ail râpé, le gingembre, le garam masala, le paprika, le curcuma et le sel. Mélangez soigneusement pour enrober chaque morceau, filmez puis laissez mariner 30 minutes au réfrigérateur. Une heure donne un résultat encore plus parfumé.
  2. 2
    Sortez le poulet 10 minutes avant la cuisson afin qu’il ne soit pas glacé. Pendant ce temps, mesurez tous les ingrédients de la sauce. Cette mise en place évite de brûler les épices et aide à garder un feu régulier, essentiel pour obtenir une sauce équilibrée.

Sauce et cuisson

  1. 1
    Faites chauffer une grande casserole ou une cocotte à feu moyen-vif avec une cuillère d’huile. Saisissez le poulet mariné en deux fois pendant 2 à 3 minutes par fournée, juste pour colorer légèrement l’extérieur sans chercher à le cuire totalement. Réservez sur une assiette.
  2. 2
    Ajoutez le reste d’huile dans la casserole. Faites revenir l’oignon 6 à 8 minutes avec une pincée de sel jusqu’à ce qu’il devienne tendre et blond. Incorporez ensuite l’ail, le gingembre, la cannelle, la cardamome et les clous de girofle, puis laissez suer 1 minute en remuant constamment.
  3. 3
    Ajoutez le garam masala, le paprika, le cumin et la coriandre moulue. Torréfiez 20 à 30 secondes seulement, puis versez immédiatement la passata de tomates, l’eau chaude, les noix de cajou, le sucre si besoin et le sel. Mélangez bien, portez à frémissement et laissez cuire 12 à 15 minutes à feu doux.
  4. 4
    Retirez la cannelle si vous souhaitez une sauce très lisse, puis mixez la préparation à l’aide d’un blender ou d’un mixeur plongeant jusqu’à obtention d’une texture veloutée. Remettez la sauce dans la casserole, ajoutez le beurre et laissez-le fondre doucement sans faire bouillir brutalement.
  5. 5
    Replacez le poulet et tous ses sucs dans la sauce. Couvrez partiellement et laissez mijoter 10 à 12 minutes à feu doux, jusqu’à ce que la viande soit cuite, moelleuse et bien nappée. Remuez de temps en temps pour éviter que le fond n’accroche.

Finition et service

  1. 1
    Ajoutez la crème liquide, le kasuri methi froissé entre les paumes et la moitié de la coriandre fraîche. Mélangez délicatement puis laissez encore cuire 2 à 3 minutes à feu très doux. La sauce doit devenir brillante, souple et légèrement épaisse, jamais pâteuse.
  2. 2
    Goûtez et rectifiez avec un peu de sel, une pointe de citron ou un soupçon d’eau chaude selon l’acidité des tomates et la consistance souhaitée. Si vous aimez un profil plus rond, ajoutez une noix de beurre supplémentaire hors du feu pour finir la liaison.
  3. 3
    Servez très chaud, parsemé du reste de coriandre fraîche. Accompagnez idéalement de riz basmati ou de naans chauds pour profiter pleinement de la sauce. Le butter chicken est encore meilleur après quelques heures de repos, lorsque les épices ont eu le temps de se fondre.

💡 Quelles sont les astuces du chef ?

🔥

Torréfiez sans brutaliser

Le vrai point de bascule du butter chicken se joue quand les épices rencontrent la matière grasse. Chauffez-les brièvement, juste assez pour libérer leurs huiles essentielles, puis stoppez la torréfaction avec la tomate. Si vous attendez trop, vous perdez la rondeur recherchée et la sauce garde une amertume persistante.

🍗

Choisissez une viande tolérante

Les hauts de cuisse désossés donnent un résultat plus régulier que le blanc, surtout dans une cuisson familiale où le feu n’est pas parfaitement constant. Leur texture reste souple, absorbe mieux la marinade et supporte très bien le réchauffage, ce qui est particulièrement utile dans une logique de batch cooking.

🥣

Soignez la texture finale

Une sauce réussie doit être lisse, brillante et suffisamment dense pour enrober le poulet sans l’étouffer. Mixez vraiment si l’oignon ou les cajous restent granuleux, puis détendez avec un peu d’eau chaude plutôt qu’avec davantage de crème. Vous garderez ainsi une structure nette, plus proche d’un plat de restaurant.

Laissez reposer avant de juger

Comme beaucoup de plats mijotés, le butter chicken devient souvent meilleur après un court repos. Dix à quinze minutes hors du feu, ou même une nuit au frais, permettent aux saveurs de s’assembler. Cette patience affine la sauce, apaise l’acidité de la tomate et donne une lecture beaucoup plus nette des épices au moment du service.

🌿

N’oubliez pas la note herbacée

Le kasuri methi et la coriandre fraîche ne sont pas de simples décorations. Le premier apporte une profondeur presque fumée et herbacée, la seconde réveille le plat juste avant le service. Sans cette finition, la sauce peut paraître riche mais monotone, surtout si elle a longuement réduit.

🍽️

Servez avec un accompagnement neutre

Un riz basmati peu assaisonné, bien sec mais tendre, met mieux en valeur la sauce qu’un accompagnement trop gras ou trop parfumé. Évitez de surcharger la table en épices additionnelles. Le butter chicken a besoin d’espace pour exprimer sa douceur, sa tomate et son beurre de manière lisible.

⚠️ Quelles erreurs éviter ?

🔥

Brûler les épices au départ

Les épices moulues deviennent amères en quelques secondes lorsqu’elles tombent dans une casserole trop chaude ou insuffisamment humide. Il faut donc les torréfier brièvement, puis les calmer aussitôt avec la tomate. Si vous les laissez noircir, la sauce gardera une dureté impossible à corriger ensuite.

🍗

Cuire le poulet trop longtemps

Le butter chicken repose sur une viande tendre, jamais filandreuse. Si vous prolongez la cuisson après l’ajout de la crème, surtout avec du blanc de poulet, les morceaux se contractent et perdent leur jus. Saisissez d’abord, puis terminez la cuisson dans la sauce à feu modéré.

🥄

Servir une sauce trop liquide

Une bonne sauce doit napper la cuillère et adhérer au poulet. Si vous ajoutez toute l’eau d’un coup ou si vous ne laissez pas la tomate réduire suffisamment, vous obtenez un plat plat, dilué et moins aromatique. Mieux vaut ajuster progressivement la texture en fin de cuisson.

🧈

Chercher à alléger à l’excès

Le butter chicken n’est pas un simple poulet à la tomate. Le beurre et la crème ne servent pas seulement à enrichir, ils adoucissent l’acidité, transportent les arômes et créent la texture signature. Les réduire trop fortement donne un plat plus sec, plus acide et moins harmonieux.

⏱️

Négliger le temps de marinade

Même une courte marinade de trente minutes change réellement la texture et la profondeur du plat. Sans cette étape, le poulet absorbe moins bien l’ail, le gingembre et les épices, et la sauce compense alors à elle seule, ce qui déséquilibre l’ensemble et appauvrit la dégustation.

🔄 Par quoi remplacer les ingrédients ?

hauts de cuisse de pouletblanc de poulet

Le blanc de poulet fonctionne si vous préférez une viande plus maigre, mais il sèche plus vite. Réduisez alors légèrement le temps de mijotage et gardez une sauce un peu plus souple pour préserver le moelleux final.

noix de cajouamandes mondées

Les amandes mondées donnent une sauce un peu moins douce mais très élégante. Mixez-les finement et prolongez la cuisson de quelques minutes. Pour une adaptation propre au régime sans gluten, vérifiez surtout la pureté des épices.

crème liquide entièrecrème de coco

La crème de coco apporte une texture soyeuse et une douceur naturelle très agréable. Le résultat devient moins lacté, légèrement plus exotique, mais reste cohérent si vous gardez une main légère sur le sucre et sur le citron.

kasuri methiune pincée de graines de fenugrec moulues et plus de coriandre fraîche

Le kasuri methi possède un parfum difficile à reproduire exactement. Une petite quantité de fenugrec moulu, associée à une finition herbacée, donne une illusion crédible sans dominer la sauce ni lui apporter d’amertume excessive.

yaourt grecyaourt nature de brebis

Le yaourt de brebis tient très bien en marinade et offre une acidité plus douce. Il convient particulièrement si vous cherchez une texture souple avec une note lactée plus raffinée, proche de certaines préparations servies en restaurant.

🧊 Comment conserver ce plat ?

❄️

Réfrigérateur

3 jours dans une boîte hermétique, une fois le plat totalement refroidi

🧊

Congélateur

2 mois, de préférence en portions, idéalement sans excès de crème ajoutée en finition

🔥

Réchauffage

8 à 10 minutes à feu doux ou 3 minutes au micro-ondes avec un trait d’eau pour détendre la sauce

🥤 Quelle boisson servir avec ?

vin blanc — Gewurztraminer demi-sec

Ses notes florales et légèrement exotiques répondent très bien au gingembre, à la tomate et au beurre sans durcir le piment.

bière — Pale ale légère

Une bière peu agressive, avec une amertume modérée, rafraîchit le palais et allège la sensation de richesse laissée par la crème et le beurre.

sans alcool — Lassi salé à la menthe

Le yaourt, la fraîcheur de la menthe et une pointe de cumin forment un contrepoint classique et très efficace face aux épices chaudes du plat.

Questions fréquentes

Peut-on préparer le butter chicken la veille ?
Oui, et c’est même l’une des meilleures stratégies pour obtenir une saveur plus fondue. Préparez le plat jusqu’à la fin de la cuisson, laissez-le tiédir, puis réfrigérez-le dans une boîte hermétique. Le lendemain, réchauffez-le lentement à feu doux avec un petit trait d’eau pour détendre la sauce. Les épices auront eu le temps de mieux se mêler à la tomate, au beurre et à la crème, ce qui donne souvent un résultat plus cohérent qu’un service immédiat. Évitez simplement l’ébullition franche au réchauffage afin de ne pas faire trancher la matière grasse. Si vous aimez les recettes pensées pour être anticipées, nos conseils de cuisson en casserole et de repas familiaux s’appliquent très bien à ce type de plat mijoté généreux.
Quelle différence entre le butter chicken et le chicken tikka masala ?
Les deux plats se ressemblent visuellement, mais leur logique gustative n’est pas exactement la même. Le butter chicken cherche avant tout la rondeur, avec une sauce souple, beurrée, tomatée et souvent adoucie par les noix de cajou ou la crème. Le chicken tikka masala, lui, met plus en avant le caractère grillé de la viande et une expression plus directe des épices. Dans le butter chicken, la sauce doit presque envelopper le palais, alors que le tikka masala peut être plus vif et plus sec en bouche. Pour situer le butter chicken dans son histoire et sa codification moderne, la page Wikipédia offre un bon point de départ. En pratique, tout se joue sur la proportion de beurre, la douceur de la tomate et la texture finale de la sauce.
Comment ajuster le niveau de piment sans perdre le goût des épices ?
Il faut distinguer chaleur et parfum. Beaucoup de cuisiniers augmentent brutalement le piment lorsqu’ils veulent une recette plus intense, mais cela masque vite la cannelle, la cardamome, le fenugrec et le cumin. Pour garder un butter chicken lisible, commencez avec très peu de piment et renforcez plutôt la qualité aromatique par la torréfaction des épices dans la matière grasse. Ensuite seulement, ajustez la chaleur avec une pincée supplémentaire. Si vous cuisinez pour des enfants ou pour des convives sensibles, laissez la base douce et proposez un condiment pimenté à part. L’idée n’est pas de faire mal, mais de construire une profondeur progressive, où chaque épice reste perceptible et où la sauce conserve son élégance crémeuse.
Peut-on congeler ce butter chicken ?
Oui, le butter chicken supporte bien la congélation si vous prenez deux précautions simples. D’abord, laissez le plat refroidir complètement avant de le portionner pour éviter la condensation et les cristaux. Ensuite, idéalement, congelez-le sans la dernière touche de crème ou avec une crème modérée, car certaines crèmes riches peuvent légèrement se dissocier au réchauffage. Cela reste généralement discret si vous réchauffez très doucement. Pour retrouver une sauce brillante, ajoutez une cuillère de crème ou une petite noix de beurre au moment de servir. La recette s’y prête particulièrement parce que la sauce protège la viande du dessèchement. C’est donc une excellente option de batch cooking pour les semaines chargées, surtout si vous gardez l’accompagnement séparé afin d’éviter un riz ou un pain détrempé.
Quelle coupe de poulet donne le meilleur résultat ?
Les hauts de cuisse désossés sont, de loin, le choix le plus sûr. Leur gras naturel et leur structure plus souple résistent bien à la double cuisson, d’abord à la saisie, puis dans la sauce. Le blanc de poulet peut convenir, surtout pour une version plus maigre, mais il demande beaucoup plus de précision et pardonne moins. Si vous suivez une base proche de celle popularisée sur Marmiton, vous verrez que le principe reste le même : une marinade lactée, une sauce tomatée et une cuisson finale douce. Pour un plat vraiment moelleux, privilégiez donc des morceaux assez gros, réguliers et non trop cuits, ce qui permet au cœur de la viande de rester juteux même après repos et réchauffage.

Avis

4.6/ 5 · 5 avis
É

Élodie

18 oct. 2025

Sauce très équilibrée, vraiment crémeuse sans être lourde. J’ai suivi la marinade une heure et le poulet est resté fondant, même réchauffé le lendemain avec du riz basmati.

K

Karim

29 nov. 2025

Enfin une version française qui garde le côté authentique. Les noix de cajou apportent une belle texture et le niveau d’épices est précis, sans brûler le palais.

S

Sandrine

12 janv. 2026

Très bon résultat en repas de famille. J’ai réduit légèrement le piment pour les enfants et personne n’a trouvé la sauce fade. La finition au fenugrec change vraiment tout.

T

Thomas

7 févr. 2026

Recette sérieuse et détaillée. J’ai utilisé du blanc de poulet, donc j’ai raccourci la cuisson comme conseillé, et la sauce est restée bien nappante. À refaire avec des naans maison.

A

Aïcha

21 févr. 2026

Préparé la veille pour un dîner entre amis, c’était encore meilleur le lendemain. Le beurre, la tomate et la crème sont bien dosés, on sent chaque épice sans excès.

L'histoire de cette recette

Vidéo : Recette butter chicken

Le butter chicken, aussi appelé murgh makhani, est un grand classique de la table indienne né à Delhi au milieu du XXe siècle, puis adopté partout dans le monde pour son équilibre rare entre rondeur, parfum et douceur maîtrisée. Pour un lecteur français, l’enjeu n’est pas seulement de reproduire une sauce orange appétissante, mais de retrouver la sensation d’un plat longuement travaillé, où le yaourt assouplit la viande, où la tomate gagne en profondeur et où les épices expriment autre chose qu’une simple chaleur. La trame historique du plat est bien résumée par Wikipédia, mais ici la recette est pensée pour une cuisine domestique réaliste, avec un résultat fidèle, généreux et accessible. Si vous aimez ce registre aromatique, vous pouvez aussi explorer nos inspirations de cuisine indienne pour comprendre comment le beurre, la tomate et les épices douces dialoguent dans les plats mijotés les plus populaires.

La réussite tient d’abord à la marinade. Un bon butter chicken ne se contente pas d’enrober le poulet d’épices à la dernière minute : il faut laisser au yaourt, au citron, à l’ail et au gingembre le temps de pénétrer la chair afin qu’elle reste souple malgré la cuisson. Les meilleurs repères accessibles en français insistent justement sur cette logique de construction du goût, comme on le voit dans la version relayée par 750g, qui met bien en avant la torréfaction des épices et la richesse de la sauce. Dans cette version Yumo, la technique reste volontairement lisible : on saisit, on mijote, puis on mixe ou on affine la sauce si besoin. Pour maîtriser ce type de cuisson douce, nos conseils liés à la méthode en casserole donnent de bons réflexes sur la réduction, la concentration et la gestion du feu.

Le profil gustatif recherché n’est ni un curry brutalement pimenté, ni une sauce crème-tomate quelconque. Le butter chicken doit offrir une attaque légèrement acidulée, suivie d’un cœur beurré, d’une finale chaude en épices et d’une texture presque veloutée grâce aux noix de cajou et à la crème. C’est précisément cette superposition qui le rend aussi apprécié des convives novices que des amateurs de cuisine plus épicée. Dans une maison française, il devient un excellent plat de partage parce qu’il se prépare à l’avance, voyage bien d’un repas à l’autre et supporte très bien un réchauffage lent. Il convient aussi à de nombreux convives si l’on surveille les ingrédients transformés, ce qui en fait une bonne base à adapter pour un repas sans gluten sans sacrifier ni la texture ni la profondeur de sauce.

Cette recette assume donc un double objectif : respecter l’esprit du butter chicken traditionnel tout en donnant des repères précis à une cuisine familiale contemporaine. Les quantités sont calibrées pour quatre personnes avec un vrai niveau de sauce, car c’est souvent là que les versions pressées échouent : trop peu de réduction, trop peu de gras laitier, trop peu de contraste entre tomate et épices. Ici, chaque étape a une fonction claire, depuis la coloration initiale jusqu’à l’ajout tardif de la crème et du kasuri methi. Le résultat final doit napper la cuillère, lustrer le poulet et rester élégant plutôt que lourd. Pour prolonger cette logique de plats généreux mais structurés, vous pouvez aussi parcourir nos idées de cuisine française et de plats conviviaux à servir au quotidien, afin de comparer les techniques de liaison, de réduction et d’assaisonnement entre traditions culinaires.

Emma Hanin

Cheffe cuisinière & rédactrice culinaire

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Yumo

4.8