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Daube provençale : un plat mijoté tendre et savoureux

Daube provençale : un plat mijoté tendre et savoureux

16h30difficile6personnes4.8(42)

Recette par L'équipe Yumo

🔪Prep30 min
🔥Cuisson4h
💰Cher
🌍Française,Provençale

La daube provençale est un grand mijoté du Sud où le bœuf marine au vin rouge avant une cuisson longue qui concentre orange, olives et aromates. C’est un plat généreux, profond et encore meilleur le lendemain.

📝 Comment préparer cette recette ?

Préparation de la marinade

  1. 1
    Détailler le bœuf en cubes de 5 cm, couper les carottes en rondelles et émincer les oignons.
  2. 2
    Dans un grand saladier, mélanger le vin rouge, l'ail, le laurier, le thym, le romarin, le zeste d'orange, l'huile d'olive et le poivre en grains. Ajouter la viande et les légumes, couvrir et laisser mariner 12 heures au frais.

Cuisson de la Daube provençale

  1. 1
    Égoutter la viande et les légumes en réservant la marinade. Dans la cocotte, faire chauffer l'huile d'olive sur feu vif. Saisir la viande pour la colorer légèrement.
  2. 2
    Réduire le feu et ajouter les légumes marinés. Saupoudrer de farine si souhaité, incorporer le concentré de tomate, puis verser la marinade filtrée. Couvrir et laisser mijoter 3 à 4 heures à feu doux en mélangeant de temps en temps.
  3. 3
    Ajouter les olives noires en fin de cuisson. Rectifier l'assaisonnement avec du sel et, si besoin, un peu de poivre. Maintenir au chaud jusqu’au service.

💡 Quelles sont les astuces du chef ?

  • Faites sécher le zeste d’orange quelques heures à l’air libre avant de l’utiliser : son parfum sera plus noble et l’amertume plus maîtrisée qu’avec un zeste très frais râpé finement.
  • Salez modérément au départ. Entre la réduction, les olives et les éventuels lardons, la sauce prend naturellement du relief ; rectifiez vraiment l’assaisonnement en toute fin.
  • Filtrez la marinade si vous voulez une sauce plus élégante, mais remettez une partie des légumes revenus dans la cocotte pour conserver la matière et le goût.
  • Ajoutez les olives noires dans la dernière demi-heure pour qu’elles gardent leur identité et ne se dissolvent pas dans la sauce.
  • Si la sauce vous semble trop grasse le jour J, préparez la daube la veille : le dégraissage à froid est plus précis et infiniment plus simple qu’à chaud.
  • Réchauffez toujours à feu doux avec couvercle. Une grande daube ne supporte ni l’ébullition brutale ni le réchauffage pressé.

🔄 Par quoi remplacer les ingrédients ?

paleron ou macreuse

lardons fumés

vin rouge corsé

farine de blé

zeste d’orange

🧊 Comment conserver ce plat ?

Laissez refroidir la daube rapidement, puis conservez-la 3 à 4 jours au réfrigérateur dans un contenant hermétique. Elle se congèle très bien pendant 2 à 3 mois, de préférence en portions. Pour la réchauffer, privilégiez une cocotte à feu doux ou un four doux, en ajoutant un peu d’eau ou de bouillon si la sauce a trop réduit. Évitez les gros bouillons qui raffermissent la viande.

🥤 Quelle boisson servir avec ?

Un Bandol rouge ou un Côtes-du-Rhône villages servi vers 16-17 °C est l’accord le plus juste pour soutenir le vin, les olives et le zeste d’orange de la daube.

Questions fréquentes

Peut-on préparer la daube provençale la veille ?
Oui, et c’est même l’une des meilleures stratégies. Une nuit de repos permet à la sauce de se stabiliser, aux arômes de vin, d’orange, d’ail et d’herbes de mieux fusionner, et à la graisse de remonter en surface pour être retirée plus facilement. Réchauffez ensuite très doucement en cocotte, à couvert, en ajoutant si besoin un petit trait d’eau ou de bouillon pour détendre la sauce. Beaucoup de cuisiniers considèrent que la daube atteint son meilleur niveau le lendemain plutôt que le jour même.
Combien de temps peut-on conserver ce plat et peut-on le congeler ?
La daube se conserve facilement 3 à 4 jours au réfrigérateur dans un récipient hermétique, une fois totalement refroidie. Elle supporte aussi très bien la congélation pendant environ 2 à 3 mois, de préférence en portions. Pour la décongélation, laissez revenir au froid une nuit, puis réchauffez lentement en cocotte ou au four doux. Évitez le feu trop fort ou le micro-ondes en puissance maximale, qui cassent la texture de la viande et concentrent trop vite la sauce.
Quelle viande choisir pour une daube vraiment fondante ?
Privilégiez des morceaux à braiser riches en collagène : paleron, macreuse, joue, gîte ou collier. L’idéal est même de mélanger deux morceaux pour obtenir à la fois tenue et onctuosité. Évitez les morceaux trop maigres ou destinés à une cuisson rapide, qui deviennent secs avant d’être fondants. Si vous voulez une version plus rustique et plus gélatineuse, la joue est excellente ; si vous cherchez un résultat plus classique et équilibré, le paleron reste une valeur sûre.
La marinade est-elle indispensable ?
Pour une version authentique et vraiment parfumée, oui. La marinade de 12 à 24 heures n’agit pas seulement sur le goût : elle prépare aussi la viande à une cuisson longue et lui apporte de la complexité. Si vous manquez de temps, vous pouvez raccourcir à 4 ou 6 heures, mais vous perdrez une partie de la profondeur aromatique et du caractère du plat. Dans tous les cas, égouttez bien la viande avant de la saisir et filtrez la marinade pour éviter une sauce brouillonne.
Comment obtenir une sauce onctueuse sans qu’elle soit lourde ou farineuse ?
La meilleure sauce de daube s’obtient d’abord par coloration et réduction, pas par un excès de farine. Saisissez la viande en plusieurs fois, faites revenir la garniture, puis mouillez avec la marinade filtrée et laissez cuire au très petit frémissement. Si vous utilisez de la farine, contentez-vous d’une quantité légère pour singer les morceaux juste après coloration. En fin de cuisson, découvrez partiellement pour réduire si besoin. Si la sauce paraît trop vive ou un peu acide, laissez-la encore mijoter doucement plutôt que d’ajouter du sucre trop tôt.
Peut-on faire une version sans alcool ou sans gluten ?
Oui, mais il faut accepter qu’on s’éloigne du profil le plus traditionnel. Pour une version sans alcool, remplacez le vin par un mélange de bouillon de bœuf, de jus de raisin rouge non sucré et d’un peu de vinaigre de vin ou de cidre pour retrouver profondeur et relief. Pour une version sans gluten, supprimez la farine de blé et liez éventuellement avec une petite quantité de fécule de maïs diluée à la fin. Dans les deux cas, gardez les éléments identitaires de la daube : cuisson lente, aromates, orange et temps de repos.

Avis

4.6/ 5 · 5 avis
M

Marie

16 févr. 2026

Je l’ai préparée la veille pour un déjeuner familial et c’était encore meilleur le lendemain. La sauce avait beaucoup de profondeur, sans lourdeur, et le zeste d’orange apporte vraiment la petite note provençale qui change tout.

L

Laurent

9 nov. 2025

Très bonne base pour une vraie daube de dimanche. J’ai utilisé moitié paleron, moitié joue de bœuf et j’ai servi avec des tagliatelles fraîches : le résultat était fondant, avec une sauce bien nappante.

F

Fatima

8 mars 2026

Recette très claire et rassurante, même quand on ne fait pas souvent de plats mijotés. J’ai remplacé les lardons par de la dinde fumée et personne n’a senti de manque ; mes enfants ont surtout adoré la viande ultra tendre.

J

Julien

21 oct. 2024

J’aime beaucoup le côté authentique et le fait qu’on explique bien l’importance de la marinade. La prochaine fois je mettrai un peu moins d’olive, mais la texture et l’équilibre vin-orange étaient déjà très réussis.

S

Sophie

3 déc. 2023

Je cuisine souvent des plats en sauce et celle-ci fait clairement partie des meilleures versions maison que j’ai testées. Avec une polenta crémeuse, c’était vraiment un plat de bistrot chic, généreux et réconfortant.

L'histoire de cette recette

Vidéo : Daube provençale : un plat mijoté tendre et savoureux

La daube provençale appartient à ces plats de mémoire qui racontent immédiatement le Sud. Plus qu’un simple ragoût, c’est une cuisson lente où le bœuf s’imprègne de vin, d’ail, d’oignons, de carottes et d’herbes avant de devenir presque confit. Le mot « daube » désigne d’ailleurs autant un plat qu’une manière de cuire à l’étouffée, comme le rappelle Chef Simon, tandis que l’Académie du Goût décrit la daubière, ce récipient traditionnel en terre cuite qui a façonné son identité. Si vous aimez la profondeur d’un bœuf bourguignon, vous retrouverez ici la même générosité, avec une signature plus méridionale, plus solaire, où l’huile d’olive, le zeste d’orange et parfois les olives noires remplacent le registre plus strictement bourguignon du lard, du fond brun et du champignon.

Ce qui distingue une belle daube provençale des versions simplement correctes, c’est la construction du goût. Les meilleures recettes françaises consultées, notamment chez Marmiton et 750g, insistent toutes sur quelques marqueurs non négociables : des morceaux riches en collagène comme le paleron, la macreuse ou la joue, une vraie marinade au vin rouge, un parfum d’orange bien dosé, une cuisson longue et un jus qui doit finir brillant, dense et presque nappant. La version la plus réussie ne cherche pas la sophistication gratuite : elle vise l’équilibre entre la douceur des oignons fondus, la tension du vin réduit, le relief des aromates et cette touche provençale légèrement amère et fraîche qu’apporte le zeste. Servie avec un gratin dauphinois, des tagliatelles fraîches ou une polenta crémeuse, elle devient un plat de table longue, chaleureux, fait pour être partagé.

Comme beaucoup de classiques régionaux, la daube n’a jamais été figée. Autour de la matrice provençale gravitent des variantes familiales et locales : la niçoise joue parfois la carte de l’eau-de-vie et aime volontiers l’accompagnement de pâtes fraîches ou de polenta, comme on le retrouve dans la daube niçoise du Journal des Femmes ; d’autres maisons ajoutent un peu plus de tomate, des champignons, voire des olives plus présentes. Cette souplesse explique pourquoi la recette séduit autant les amateurs de plats mijotés : elle possède le réconfort d’une blanquette de veau par sa convivialité, mais conserve la puissance vineuse et terrienne d’un braisé de caractère. C’est aussi un plat de lendemain par excellence : après une nuit de repos, la sauce s’harmonise, la graisse se retire plus facilement et la viande gagne encore en fondant.

Sur Yumo, cette version mérite d’être lue comme une véritable recette d’auteur populaire : accessible, mais fidèle aux gestes qui font la différence. On y recherche la mâche soyeuse d’une viande bien choisie, la douceur profonde des légumes confits et le parfum net du thym, du laurier, de l’ail et de l’orange, sans lourdeur farineuse ni acidité agressive. Pour composer un repas de tradition française, servez-la avec du pain de campagne, terminez par une tarte Tatin ou un fondant au chocolat, et gardez en tête sa grande qualité logistique : la daube se prépare en avance, voyage bien et se réchauffe admirablement. C’est précisément ce mélange de terroir, de technique et de confort moderne qui en fait l’un des grands plats mijotés du patrimoine français.

L'équipe Yumo

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4.8